Vous ne rendez jamais quelque chose avant de l'avoir revu dix fois. Vous procrastinez parce que si vous ne pouvez pas faire parfaitement, vous préférez ne pas faire. Ce que vous appelez rigueur est souvent une peur de l'échec très bien déguisée.
Ce que c'est
Il existe un perfectionnisme sain, qui pousse à se dépasser. Et il existe un perfectionnisme dysfonctionnel, qui paralyse, épuise et nuit à la qualité de vie. La frontière entre les deux tient souvent à une chose : la peur de l'échec et du jugement des autres.
Le perfectionniste dysfonctionnel ne vise pas l'excellence par plaisir — il la vise pour éviter la critique, la honte ou la déception. Ce moteur, ancré dans la peur plutôt que dans l'ambition, a un coût énorme : procrastination, blocage créatif, difficulté à déléguer, épuisement.
L'approche TCC
La TCC ne vise pas à vous rendre "moins bien" ou à baisser vos exigences. Elle vise à vous libérer de la peur qui conduit le perfectionnisme, pour que vous puissiez travailler avec plaisir plutôt que sous pression constante.
En séance, on travaille sur les croyances au cœur du perfectionnisme ("si je fais une erreur, je suis nul", "les autres me jugeront si ce n'est pas parfait"), les comportements qui l'entretiennent, et les coûts réels — relationnels, professionnels, personnels — qu'il génère.
On repère les règles rigides que vous vous imposez et les pensées automatiques qui surgissent quand elles ne sont pas respectées.
Par des expériences comportementales, on teste ce qui se passe réellement quand on rend quelque chose "bien" plutôt que "parfait".
On travaille à développer une tolérance à l'erreur et à l'imperfection, sans que cela ne menace votre image de vous-même.
Le perfectionnisme peut se transformer en une force réelle, une fois libéré de la peur qui le motive.
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